Horrible, effectivement.

    Joe d’Amato ne fut pas un grand cinéaste, sa filmographie est néanmoins prolifique. Dès le départ, il est d’un opportunisme fieffé, les westerns spaghetti ont la cote ? Allez je t’en fais quelques-uns avec les moyens du bord. Le giallo – sous genre entre policier et horreur – cartonne ? je m’y colle. Conan le barbare est un succès mondial ? Je pompe et je te sors Ator dans la foulée. Et ça marche, car c’est la grandiose époque des vidéoclubs  durant laquelle, avec une couverture trompeuse et un slogan bien rentre dedans, on peut berner – dont moi … Continuer de lire Horrible, effectivement.

Freaks, fabuleuse parade.

C’est par l’intermédiaire du fantastique Patrick Brion, monsieur cinoche de minuit sur la 3, que j’ai découvert le sublime film de Tod Browning, Freaks (1932). Faut dire que le monsieur en question est un sacré découvreur de pépites muettes ou parlantes. Seul problème, faut le suivre à pas d’heure, l’homme à la voix si particulière et invitante, mine de rien, à un voyage nuitamment. Mioche, je me faufilais dans le salon, certains dimanches soir, les pieds transis par la traversée du couloir carrelé qui me semblait corridor, faisant bien attention à ce que les parents dorment. Puis, je mettais la … Continuer de lire Freaks, fabuleuse parade.

I drink… your blood !

Les années soixante-dix du siècle dernier ont été les plus riches en terme de liberté cinématographique, c’est la décade des audaces, qui, bien sûr, avaient pris racine un peu avant – rappelons la fin actée du code Hayes avec Bonnie & Clyde, 1966 – et connaitront  quelques séquelles dans les décennies suivantes. Une ribambelle de cinéastes éclot. Il y a les connus : Spielberg, Coppola, Scorsese ou De Palma. Et puis il a aussi les « couillus », qui pour une partie d’entre eux, avait déjà de la bouteille, mais qui s’expriment librement – Fuller ou Peckinpah – et des plus jeunes, … Continuer de lire I drink… your blood !